Cher humain, voilà la dernière fois que je respire ton odeur. Douce et familière, mais lointaine à la fois, rendue légèrement salée dernièrement par le stress que tu t'es infligé. Pauvre de toi ! À courir dans les couloirs de ta maison intérieure, poursuivi par ce que façonne ta propre angoisse.
Je te plains, mais je t'aime malgré tout, comment pourrait-il en être autrement ? Je suis la lumière vacillante que tu espérais atteindre dans la noirceur de ton monde, la clef pour en sortir. Mais tu as poursuivi une fausse clef en la pensant extérieure à toi.
Plus je prenais forme devant, plus la Grande Main se rapprochait derrière. Tôt ou tard elle t'aurait attrapé et brisé dans ses phalanges. Je t'ai mené à elle, mettant un terme à ce cycle anxieux, et nous permettant de nous rencontrer avant la fin.
Ton dédale est grouillant, froid et changeant, mais il me plaît. J'y ai ma place désormais. L'angoisse et l'espoir sont de bonne compagnie après tout.
Je ne sais que te souhaiter, cher humain, si ce n'est de prendre un jour un chemin différent. En attendant, dors, ne pense à rien, nous sommes près de toi.