Notre maison change la nuit. On pense la connaître, on s'y sent en sécurité, mais dans le silence des heures tardives, elle n'est plus tout à fait la même.
Les murs s'allongent, le bois respire, il suffit d'une porte entrouverte sur les ténèbres pour basculer vers le cauchemar.
La maison est vivante. Elle a connu d'autres vies que la nôtre, des joies, des drames qui perdurent dans sa mémoire, comme incrustés en elle. Et elle nous survivra, mêlant notre voix à la sienne.